1ère école de printemps de la Société de Biomécanique>

Intervenants

François Bailly : contrôle optimal 

 

Je suis chercheur à l'INRIA au sein de l'équipe Camin. Je travaille sur l'analyse du mouvement humain à l'aide d'outils avancés de robotique et d'optimisation numérique, avec pour application principale le contrôle des neuroprothèses. De 2019 à 2021, j'ai été post-doctorant à l'Université de Montréal, où j'ai travaillé avec Mickael Begon sur l'optimisation biomécanique du mouvement. En 2018, j'ai obtenu mon doctorat au sein de l'équipe Gepetto du LAAS-CNRS, sous la direction de Philippe Souères et Bruno Watier. En 2015, j'ai obtenu mon diplôme de l'École Normale Supérieure Paris-Saclay en informatique et mathématiques appliquées.


Gilles Bérillon : biomécanique animale

 

Paléoanthropologue au Museum National d’Histoire Naturelle, je travaille dans un cadre collaboratif pluridisciplinaire sur l’origine et la diversité des marches bipèdes au cours de l’évolution des hominines dans une perspective comparative, depuis l’analyse du mouvement de modèles comparatifs non humains, en particulier du babouin olive jusqu’à la simulation de la marche bipède à partir de modélisations anatomiques appliquées aux restes fossiles d’hominines.


Alice Bonnefoy-Mazure : applications cliniques

 

Après avoir obtenu mon doctorat en mécanique, spécialité biomécanique, en 2006, j'ai travaillé plusieurs années pour l'équipe Lagardère en tant que responsable de la capture de mouvement 3D. L'objectif de ces analyses 3D était de comprendre, d'analyser et d'optimiser les mouvements sportifs dans différents domaines tels que le tennis, l'athlétisme, l'escrime, le tennis de table ou le golf.  Après cette expérience dans le domaine du sport de haut niveau, j'ai eu l'opportunité de rejoindre le laboratoire de kinésiologie dirigé par le Dr Armand en 2011. Je suis depuis responsable de l'analyse clinique de la marche réalisée au laboratoire. Je suis également responsable de trois projets de recherche sur la marche chez les patients atteints de paralysie cérébrale, l'évolution de la marche après une arthroplastie totale du genou (ATG) et un projet plus spécifique sur la caractérisation de l'instabilité du genou après une ATG.


Brice Guignard : applications sportives

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Après avoir obtenu mon doctorat en biomécanique au sein de l’université de Rouen Normandie en 2017 (sur l’étude de la coordination des nageurs en crawl, sous la direction de Annie Rouard, Ludovic Seifert et Didier Chollet), j’ai travaillé avec le professeur Christopher Button (Université d'Otago, Dunedin, Nouvelle Zélande) à l’été 2018 sur l’utilisation des centrales inertielles dans l’environnement aquatique. En octobre 2018, je suis recruté comme Maitre de Conférences à l’université de Rouen Normandie et je me forme à l’analyse vidéo pour les sports collectifs. En 2020, j’intègre un programme scientifique national en tant que partenaire pour accompagner les nageurs et paranageurs pour l’échéance des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. Nous y développons notamment des algorithmes pour l’analyse de la coordination, dans les quatre nages. En 2023 j’obtiens sur concours ma mutation pour l’université Claude Bernard Lyon 1, au sein de laquelle j’intègre maintenant les technologies sans marqueurs pour analyser le comportement collectif, ou les mouvements plus fins du corps, à des visées de performance ou de santé. Je co-encadre par exemple avec Yoann Blache les travaux de Maxime Perek sur le développement d’un suivi automatique de la scapula, par comparaison avec des techniques d’analyse optoélectroniques pour s’affranchir des artéfacts de tissus mous.


Pierre Hellier : vision par ordinateur

 

Après un diplôme d'ingénieur en aéronautique (Ensae-SupAero) et un master en mathématiques appliquées obtenu à l'université de Toulouse, j'ai obtenu mon doctorat sur l'enregistrement d'images médicales en 2000, préparé à l'INRIA Rennes. Après un post-doctorat à l'université d'Utrecht, aux Pays-Bas, j'ai été nommé chercheur à l'INRIA en 2001. De 2001 à 2011, je me suis concentré sur les méthodes de vision par ordinateur pour l'enregistrement d'images médicales, la neurochirurgie guidée par l'image et la stimulation magnétique transcrânienne. J'ai été professeur invité à l'université McGill, à Montréal, en 2006. En 2009, j'ai cofondé une start-up afin d'industrialiser un système de neuronavigation pour la stimulation magnétique transcrânienne, et j'ai siégé au conseil scientifique. À ce jour, le système de neuronavigation a été utilisé dans plus de 30 hôpitaux sur plus de 10 000 patients. En 2011, j'ai rejoint Technicolor Research, où j'ai travaillé sur la synchronisation et l'amélioration des contenus UGC, ainsi que sur la post-production professionnelle : grain de film, étalonnage des couleurs, restauration des couleurs, masquage flou et mosaïquage. J'ai poursuivi mes recherches chez InterDigital en 2019, en me concentrant sur l'apprentissage automatique pour la compression d'images et de vidéos, ainsi que sur l'apprentissage profond pour la modélisation humaine numérique. Depuis 2024, je suis professeur assistant à l'université de Rennes.


Anne-Hélène Olivier : navigation sociale

Je suis enseignante-chercheuse à l’UFR STAPS – IRISA (équipe VirtUs) à Rennes. Après avoir obtenu mon doctorat en 2008 à Rennes sur la locomotion adaptative (marche en virage, interactions piéton–piéton), sous la direction d’Armel Crétual et d’Alain Berthoz, j’ai effectué un post-doctorat à l’Inria, consacré au développement et à la validation de plateformes de réalité virtuelle pour l’étude du comportement piéton. Mes travaux visent à mieux comprendre les comportements visuo-moteurs lors de la navigation sociale en environnement complexe, en considérant les interactions entre les différents usagers des mobilités douces que sont les piétons, les cyclistes ou encore les usagers de fauteuil roulant. À l’interface entre sciences du mouvement et sciences du numérique, ils reposent sur des approches expérimentales innovantes, en environnement réel comme en environnement virtuel. Je m’intéresse aux déterminants situationnels (e.g., contraintes environnementales, densité) et aux facteurs individuels tels que l’âge ou les conséquences d’une commotion cérébrale ou d’une lombalgie chronique, afin de comprendre comment ces variables modulent la perception du risque de collision et les stratégies locomotrices mises en œuvre. Ces travaux s’appuient sur des collaborations internationales fortes, notamment avec des chercheurs canadiens tels que Michael Cinelli (Wilfrid Laurier University) et Brad McFadyen (Université Laval), ainsi que sur un travail collaboratif local au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Ils trouvent des applications larges, portant à la fois sur le développement des mobilités douces dans les espaces partagés, l’évaluation clinique dans des situations écologiques, et le développement de plateformes immersives plus réalistes pour l’étude du comportement humain.

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